News - 21.03.2026

Mahmoud El May - Choc énergétique global : l’entrée dans une stagflation durable

Mahmoud El May - Choc énergétique global : l’entrée dans une stagflation durable

Le 28 février, la première frappe israélienne a marqué le début d’un conflit dont les répercussions ont immédiatement dépassé le cadre régional pour atteindre les fondements mêmes de l’économie mondiale. Dès les premières heures, et même une semaine avant, les marchés pétroliers ont réagi par une hausse rapide des prix, traduisant une prime de risque géopolitique classique. Cette tension initiale s’est stabilisée temporairement, les acteurs anticipant encore un conflit limité.

Le 2 mars, la fermeture du détroit d’Ormuz a constitué un premier tournant majeur. En perturbant un corridor par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, cet événement a transformé une simple volatilité en véritable choc d’offre. Choc qui aurait pu rapidement se résorbé avec la reouverture de cette voie d'eau. c'est d'ailleurs pour cela que le marché a corrigé a la baisse de 120 $ le Baril a 93 $.

Mais c’est le 19 mars, après vingt jours de guerre, que la situation a changé de nature. Les frappes sur le champ gazier de South Pars (Iran) et sur Ras Laffan Industrial City (Qatar), cœur du système mondial du GNL, ont fait basculer le marché dans un régime de rareté structurelle.

Dans le même temps, plusieurs raffineries majeures en Arabie saoudite, au Koweït et aux Émirats arabes unis ont été touchées. Cet élément est déterminant : au-delà du pétrole brut, c’est désormais la capacité de transformation qui est affectée. Le choc ne concerne plus seulement l’offre de pétrole, mais l’ensemble de la chaîne de valeur énergétique.

Mahmoud El May

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